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Allez, encore un petit roman noir américain. Un des plus sombres et des plus pessimistes sur l'Amérique des années 30. L'auteur n'hésite pas à faire le parallèle entre son pays et l'Allemagne nazie qui n'en est pourtant qu'à ses débuts.

Mike Dolan, un journaliste assoiffé de vérité ne peut plus exercer son métier comme il l'entend dans les journaux de sa ville. La faute aux pressions faites par divers notables, ainsi que par les annonceurs publicitaires. Il décide donc de créer sa propre revue et de dénoncer dedans tout ce qui lui semble contraire à la morale. Les agissements d'un médecin, les difficultés pour travailler de certaines personnes soupçonnées de communisme, le népotisme d'un directeur de théâtre, et surtout, il va s'attaquer à une organisation de Croisés qui ressemble fort au Ku Klux Klan.

Horace Mc Coy est un immense auteur de romans noirs, malheureusement méconnu aux USA. Il commence sa carrière comme acteur de cinéma, puis comme scénariste, et écrit son premier roman en 1935, mais il ne trouve pas d'éditeur dans son pays. C'est donc l'Angleterre, mais surtout la France à partir de 1946 qui le feront connaître. En dénonçant le rêve américain, il est trop sulfureux pour les Américains. Il meurt en 1955 dans l'indifférence, et n'a toujours pas dans son pays la place qu'il mérite.

Outre Un linceul n'a pas de poches, il est l'auteur de nombreux livres, mais surtout d'un autre immense chef d'oeuvre, On achève bien les chevaux.

En bonus, je mets la bande-annonce du film qu'en tiré Jean-Pierre Mocky :

PS : Billet publié précédemment dans "Rêver de nouveau".