Quand on pense à la musique des années 60 ou 70, il y a des noms qui viennent spontanément : Beatles, Rollig Stones, Led Zeppelin, Dylan evidemment, et quelques autres encore. Rares sont les personnes qui citeront d'emblée The Moody blues. Pourtant, ce groupe n'est pas seulement l'objet d'un hommage de Léo Ferré, non seulement il a eu un succès phénoménal (70 millions d'albums vendus) ,non seulement "The Moddy Blues" existent encore et continuent de tourner, mais sur le plan artistique, ils ont une importance phénoménale, puisqu'ils ont été les premiers à réaliser une véritable fusion entre le rock et la musique classique orchestrale.

Créé en 1964, c'est en 1967, dès leur secont album "Days of future passed" que le groupe va innover en intégrant du classique à leurs morceaux.. C'est dans cet album, au demeurant magnifique, que l'on trouve "Nights in white satin", leur plus grand tube qui les fera connaître (paroles"> ici). Dans ce morceau, Justin Hayward, le chanteur et auteur, n'hésite pas à utiliser les violons et la flûte traversière.

C'est ce mélange des genres incroyablement réussi qui fera que la chanson traversera le temps, et surtout qu'elle sera une des plus reprises, dans des genres complètement différents (disco, pop italienne). "Nights in white satin" se retrouve également à la BO de plusieurs films, dont le génial "Casino" de Scorsese. Toutefois, de toutes ces versions, s'il fallait en retenir une, ce serait celle d'Alain Bashung, sortie sur l'album "Osez Joséphine". Bashung, comme il l'a fait pour toutes les chansons qu'il a reprises, transcende la version originale, en en donnant une interprétation plus acoustique, plus dépouillée, en se l'appropriant, en en faisant une chanson de Bashung, ou presque.

Pour la vidéo, j'ai choisi la version studio illustrée par les images d'un film d'Enki Bilal, que je trouve plus belle que la version concert.