pointe rouge

Début 1968, un homme est retrouvé mort au pied des immeubles de la cité universitaire d'Aix en Provence. Il s'agit d'un petit dealer. Les inspecteurs Martinez et Khoupiguian mènent l'enquête, et très vite un serrurier, militant trotskyste est soupçonné. Mais l'affaire s'avère beaucoup plus compliquée et va emmener les deux policiers vers d'autres rives politiques, celles du sinistre SAC.

On retrouve la plupart des personnages d'"Alger la noire", premier livre magnifique, cinq ans plus tard à Marseille. Et une fois de plus, en choisissant d'ancrer ses personnages dans la période qui précède Mai 68, avec toute l'agitation politique qui en découle, Maurice Attia nous confronte avec notre propre histoire.

Et sur les 200 premières pages on retrouve cette ambiance qui faisait tout le sel du premier volume, personnages désenchantés, odeurs de guerre civile, enquête complexe et passionnante. D'autant plus que là aussi, en choisissant de déterrer le SAC, il ne fait pas dans la facilité. Seulement, peu à peu, les états d'âmes des personnages prennent le pas sur l'enquête. Et la multiplication des intrigues et des thématiques, mouvement trotskyste, extrême droite, génocide arménien, lutte pour l'avortement, font que l'on perd le fil.

Malgré tout, Attia reste un écrivain intéressant, et les amateurs de polar retrouveront avec plaisir l'inspecteur Martinez et Irène.

 PS : on trouve une bonne analyse de la trilogie chez l'ami K.