villemot

 

Le père Abel Brigand débarque à Abidjan en plein climat de guerre civile, alors que la rancoeur anti-française est au plus fort. Au même moment, d'ignobles assassinats sont commis sur des membres de la communauté Française. Très vite, le curé enquêteur va comprendre qu'ils n'ont que peu de choses à voir avec le climat actuel. Et face à la volonté visible du commissaire local d'enterrer l'affaire, il va décider de rester sur place et de mener lui-même l'enquête.

Très vite, celle-ci devient secondaire pour le lecteur, tant la description du contexte ivoirien est forte. A travers cette histoire de meurtre, Jean-Marie Villemot nous permet de percevoir certaines des blessures laissées par la colonisation. Et peu à peu, au fur et à mesure de notre lecture, la haine anti-français trouve une explication.

C'est un très beau roman sur la Côte d'Ivoire, mais surtout sur les ivoiriens. On peut certes regretter quelques faiblesses sur le côté policier du roman, mais le suspens final, et la qualité de l'écriture finissent par balayer tout scepticisme. A lire vraiment.

PS : ce billet était paru précédemment sur "Rêver de nouveau".